Pasde0deconduite

Archives
L’appel
Les organismes soutenant l’appel
Les actions
Les communiqués
Les analyses
Les publications
Les colloques
Les initiatives locales
Les liens vers les rapports et textes officiels
Pratiques de prévention et de soins
Recherches
Controverses et discussions
Société
Bibliographie
Actions
Contributions
Liens
Campagnes, initiatives
Documents
Liens
Presse écrite
Presse audiovisuelle


Accompagnement, prévention ou prédiction ? Pour une approche éthique de l’enfant comme sujet
Jean-Claude Ameisen, président du comité d’éthique de l’Inserm

samedi 25 novembre 2006


"Fondée sur le refus d’abandon, la volonté d’accompagner et de soulager la souffrance humaine, la médecine est probablement l’une des formes les plus anciennes d’affirmation implicite des droits de l’homme, longtemps avant qu’ils n’aient fait l’objet d’une reconnaissance explicite. Au point qu’Emmanuel Levinas définissait l’éthique comme "le reflet de la vocation médicale de l’homme".
Pourtant, au coeur de la pratique médicale existe souvent, à l’état latent, un conflit entre le devoir d’aider au mieux la personne souffrante et le devoir d’aider au mieux la collectivité. Ce conflit peut se manifester dans plusieurs circonstances. L’une d’elles concerne la santé publique. À l’obligation de soigner au mieux la personne souffrante s’oppose parfois
l’obligation de protéger dans le même temps la collectivité des dangers auxquels l’expose - ou pourrait l’exposer - la personne malade. C’est le cas notamment des maladies infectieuses contagieuses et des maladies psychiatriques qui s’accompagnent de comportements agressifs. Ces maladies ont favorisé, depuis toujours, une vision profondément
ambiguë des malades et des personnes exposées : à la fois victimes et menaces, complices - voire coupables de leur maladie. Et cette vision a très souvent été à l’origine d’une stigmatisation, d’un rejet, d’une exclusion, voire d’une déshumanisation. D’autant plus que l’isolement et l’exclusion des malades et des personnes exposées constituent souvent, par eux-mêmes, des mesures très efficaces de prévention pour la société.
Comment faire en sorte, dans de telles circonstances, que la médecine, et la recherche biomédicale, de plus en plus étroitement associée à la pratique médicale, et de plus en plus garante de son efficacité, ne deviennent pas, soudain, dans une forme de retournement paradoxal, elles-mêmes sources de souffrance et d’abandon ? Comment concilier au mieux la pratique médicale avec les valeurs qui la fondent, c’est-à-dire l’accompagnement de la personne souffrante ?
Et pour en venir au thème de cette journée, lorsqu’il s’agit d’un enfant, d’un très jeune enfant âgé de trois ou quatre ans qui présente des problèmes de comportement, est-ce que la médecine doit d’abord le considérer comme un enfant dangereux – un futur délinquant – dont il faudrait d’ores et déjà protéger la société, ou avant tout comme un enfant en souffrance et en danger, qu’il faudrait accompagner ? (...)"

Lire l’article complet ci-dessous


Contact | Plan du site | Espace privé | Suivre la vie du site RSS 2.0 | déclaration auprès de la CNIL : 1168622 | SPIP